Un accès direct à travers la peau
La voie percutanée permet d’atteindre directement un organe à travers la peau, sous contrôle de l’imagerie. En urologie, elle concerne surtout le rein et les cavités urinaires. Elle associe selon les situations les compétences des urologues, des radiologues interventionnels et des anesthésistes.
Les principales interventions réalisées
- Calculs rénaux volumineux ou complexes : la néphrolithotomie percutanée — NLPC — crée un fin tunnel jusqu’aux cavités du rein pour fragmenter et retirer les calculs. Elle peut être associée à une urétéroscopie dans le même temps.
- Drainage des urines : une néphrostomie percutanée peut dériver temporairement les urines lorsqu’un rein est obstrué, notamment en urgence ou lorsque la voie naturelle n’est pas utilisable.
- Certaines tumeurs du rein : une cryoablation, une radiofréquence ou des micro-ondes peuvent détruire la tumeur à l’aide d’aiguilles placées sous guidage scanographique. Cette stratégie est réalisée par la radiologie interventionnelle après discussion multidisciplinaire.
Pour quels patients ?
Pour les calculs, le choix entre lithotritie extracorporelle, urétéroscopie et NLPC dépend surtout de la taille, du nombre, de la localisation et de la dureté des calculs, ainsi que de l’anatomie du rein. Pour une tumeur rénale, le choix entre surveillance, chirurgie conservatrice et ablation percutanée prend en compte la taille et la position de la lésion, la fonction rénale, l’âge, les autres maladies et les priorités du patient.
Bénéfices et limites
L’accès direct permet de traiter efficacement certaines lésions en évitant une grande incision. Il expose néanmoins à des risques spécifiques : saignement, infection, lésion d’un organe voisin, fuite urinaire, drainage prolongé ou nécessité d’un traitement complémentaire. Une surveillance par imagerie est indispensable après l’ablation d’une tumeur rénale.
Une décision multidisciplinaire
La voie percutanée n’est pas une alternative automatique à la chirurgie. Le dossier est discuté avec les spécialistes concernés afin de choisir la stratégie offrant le meilleur équilibre entre efficacité, préservation de l’organe et risques du traitement.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. La voie d’abord et la technique sont choisies après étude du dossier et discussion avec le patient.
