Depuis quinze ans, le service participe à des essais cliniques et à des travaux de recherche qui ont contribué à faire évoluer la prise en charge des maladies urologiques. Cette page en garde la trace. Chaque ligne correspond à des patients soignés à Bordeaux qui ont accepté d’y participer.

Retour à la présentation de la recherche · Les études prospectives ouvertes aujourd’hui · Les études sur données existantes

  • 35études recensées depuis 2011
  • 6domaines : rein, vessie, prostate, adénome, troubles urinaires, sondes
  • 15publications scientifiques identifiées
  • 15 ansde participation continue à la recherche clinique

Trois façons très différentes d’avoir participé

Participer à une étude ne signifie pas la même chose selon les cas. Certaines de ces études étaient des essais thérapeutiques : un traitement nouveau y était comparé au traitement de référence, et le patient acceptait d’être tiré au sort entre les deux. D’autres étaient des études d’imagerie ou de diagnostic, où il s’agissait de comparer deux façons de voir la même chose. D’autres encore étaient des registres : les données déjà recueillies pendant les soins y étaient réunies et analysées, sans rien changer à la prise en charge.

Toutes ont en commun d’avoir été autorisées, d’avoir requis le consentement des personnes concernées, et de s’être arrêtées. Les études ouvertes aujourd’hui sont présentées sur deux autres pages, dont les liens figurent ci-dessus.

Pourquoi les publications, et pas le nombre de patients

Une étude ne prend son sens qu’une fois publiée : c’est là que ce qu’elle a appris devient utilisable par les médecins du monde entier. Chaque étude de cette page porte donc la référence de la publication qui en est issue, quand elle existe, avec un lien vers sa fiche PubMed.

Sur les 35 études recensées, 15 ont donné lieu à une publication que nous avons pu identifier et vérifier. Pour les autres, la mention est explicite : nous préférons écrire qu’aucune publication n’a été trouvée plutôt que d’afficher une référence incertaine. Une étude peut n’avoir pas de publication propre pour de bonnes raisons — elle a nourri un travail plus large, ou son analyse est encore en cours.

Cancer du rein — 7 études

C’est le domaine où le service s’est le plus investi, autour du réseau UroCCR qu’il coordonne au niveau national depuis 2011.

ChemoRenCanChercher dans le sang et les urines un marqueur qui trahirait un cancer du rein, sa gravité ou sa récidive — il n’en existe aucun à ce jour.2011 – 2014, suivi jusqu’en 2019Recherche de biomarqueursSoutenue par l’INCa

Menée par les équipes d’urologie et d’oncologie du CHU de Bordeaux avec l’unité Inserm 1029. Les inclusions se sont achevées en 2014 ; chaque participant a ensuite fait l’objet d’un suivi d’au moins cinq ans.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

IRMK-01Savoir si l’IRM permet de dire, sans opérer, ce qu’est réellement une petite tumeur du rein de 1,5 à 4 cm.à partir de 2018ImageriePortée par le CHU de Bordeaux16 centres

Apport diagnostique de l’IRM multiparamétrique des petites tumeurs rénales solides. L’enjeu est d’éviter une intervention à des patients porteurs d’une lésion bénigne.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

ZIRCONReconnaître un cancer du rein à cellules claires par une simple imagerie, grâce à un anticorps radiomarqué qui vient se fixer sur la tumeur.à partir de 2020Publiée · The Lancet Oncology 2024Imagerie · phase 3Étude internationale

Étude multicentrique évaluant le girentuximab marqué au zirconium 89 en TEP/TDM, chez des patients porteurs d’une masse rénale indéterminée. Le service a inclus trois fois plus de patients que l’objectif qui lui était fixé, et le Pr Jean-Christophe Bernhard figure parmi les auteurs principaux de la publication.

Publication Shuch B, Pantuck AJ, Bernhard JC, et al. « [89Zr]Zr-girentuximab for PET-CT imaging of clear-cell renal cell carcinoma: a prospective, open-label, multicentre, phase 3 trial », The Lancet Oncology, 2024 ; 25(10) : 1277-1287. PubMed 39270701

CARMENAFaut-il encore retirer le rein malade quand le cancer est déjà métastatique, ou le traitement médical suffit-il ?années 2010Publiée · The New England Journal of Medicine 2018Essai thérapeutique · phase 3A changé la pratique

Essai randomisé comparant le sunitinib seul à la néphrectomie suivie du même traitement, chez des patients ayant un cancer du rein métastatique d’emblée. Ses résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine en 2018, ont conduit à ne plus opérer systématiquement ces patients — l’un des essais français les plus cités en cancérologie urologique.

Publication Méjean A, Ravaud A, Thezenas S, et al. « Sunitinib Alone or after Nephrectomy in Metastatic Renal-Cell Carcinoma », The New England Journal of Medicine, 2018 ; 379(5) : 417-427. PubMed 29860937

VaPaNCRMesurer ce que devient la tension artérielle après l’ablation d’un rein pour cancer.2018 – 2020Étude de suivi6 centres

Angers, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Rouen et l’Hôpital européen Georges-Pompidou. Une question de qualité de vie à long terme, rarement étudiée en tant que telle.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

GWASChercher les variations génétiques qui rendent certaines personnes plus exposées au cancer du rein.années 2010Génétique · multicentrique

Un simple prélèvement sanguin chez les patients suivis pour une lésion rénale, analysé à l’échelle du génome entier.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

AUTONOMIEComprendre en quoi la situation sociale et économique d’un patient pèse sur sa qualité de vie et sur son autonomie face à la maladie.années 2010Étude monocentrique

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

Cancer de la vessie — 5 études

Toutes portent sur la même question : comment faire mieux que le BCG, seul traitement de référence des tumeurs de vessie superficielles à haut risque depuis quarante ans.

GETUG 37 – ALBANAjouter une immunothérapie aux instillations de BCG améliore-t-il les résultats chez les patients qui n’en ont jamais reçu ?à partir de 2019Essai thérapeutique · phase 3Essai académique français

Atezolizumab administré pendant un an en même temps que le BCG, chez des patients ayant une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle et à haut risque de récidive.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

CRESTUn anticorps d’immunothérapie peut-il remplacer ou renforcer le BCG, selon que le patient l’a déjà reçu ou non ?à partir de 2020Publiée · Nature Medicine 2025Essai international · phase 32 cohortes

Deux cohortes : l’une chez des patients naïfs de BCG, où le sasanlimab était associé au BCG ; l’autre chez des patients dont la maladie ne répondait plus au BCG, où il était donné seul. Les résultats de la première cohorte ont été publiés dans Nature Medicine en 2025.

Publication Shore ND, Powles TB, Bedke J, et al. « Sasanlimab plus BCG in BCG-naive, high-risk non-muscle invasive bladder cancer: the randomized phase 3 CREST trial », Nature Medicine, 2025 ; 31(8) : 2806-2814. PubMed 40450141

POTOMACMême question que ci-dessus, avec une autre immunothérapie : durvalumab associé au BCG contre BCG seul.à partir de 2019Essai thérapeutique · phase 3

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

CA209-9UTQue proposer quand le BCG ne marche plus ? Cet essai testait le nivolumab, seul ou associé.à partir de 2018Essai thérapeutique · phase 2

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

THOR2Traiter la tumeur d’après son anomalie génétique plutôt que d’après son organe : un comprimé ciblé contre une chimiothérapie dans la vessie.à partir de 2021Publiée · European Urology 2026Essai thérapeutique · phase 2Médecine de précision

Erdafitinib chez des patients dont la tumeur porte une mutation ou une fusion du gène FGFR, après échec du BCG. Trois patients ont été testés à Bordeaux pour l’éligibilité moléculaire, un seul portait l’anomalie recherchée — ce qui donne la mesure de ce type d’essai.

Publication Daneshmand S, Zaucha R, Catto JWF, et al. « Erdafitinib in Patients with High- and Intermediate-risk Non-muscle-invasive Bladder Cancer: Final Analysis of THOR-2 Study », European Urology, 2026 ; 89(2) : 165-173. PubMed 41062389

Cancer de la prostate — 14 études

Quatre questions traversent ces travaux : le robot vaut-il son coût, faut-il traiter toute la prostate ou seulement la zone malade, comment mieux voir la maladie avant de décider, et comment renforcer les traitements chez les patients à haut risque.

ECOREPARLa chirurgie du cancer de la prostate assistée par robot fait-elle vivre les patients plus longtemps, et vaut-elle son coût pour la collectivité ?2020 – 2023, sur des données de 2012 à 2015Publiée · World Journal of Urology 2025Promue par le CHU de BordeauxCohorte nationaleMédico-économiqueÉtude de référence

En 2016, la Haute Autorité de santé constatait que le robot chirurgical s’était imposé en France — 40 % des prostatectomies — sans qu’aucune donnée solide n’ait démontré son bénéfice pour les patients. Un essai tiré au sort étant en pratique impossible à mener sur cette question, le service a choisi une autre voie : interroger la base de données de l’assurance maladie, qui contient l’histoire de tous les hommes opérés en France.

Ont été comparés les hommes opérés entre 2012 et 2015 dans des hôpitaux entièrement passés au robot et dans des hôpitaux qui n’en possédaient pas, avec un suivi médian de près de sept ans. Résultats : une survie globale et une survie sans récidive meilleures après chirurgie robotique, une hospitalisation plus courte de trois jours, et moins de soins pour incontinence urinaire dans les années suivantes.

Il s’agit d’une comparaison observationnelle, non tirée au sort : les deux groupes ont été appariés statistiquement pour être aussi comparables que possible, mais elle n’a pas la valeur de preuve d’un essai randomisé. Enregistrements : NCT04587284, ENCePP EUPAS33290.

Publication Robert G, Blin P, Bladou F, et al. « Comparative effectiveness of robot-assisted vs. open prostatectomy: a real-life nationwide study », World Journal of Urology, 2025 ; 43(1) : 367. PubMed 40493202

Deuxième publication Préaubert N, Bénard A, Blin P, et al. « Comparative cost-effectiveness of robot-assisted versus open prostatectomy: a real-life nationwide study », Journal of Robotic Surgery, 2026 ; 20(1) : 912. PubMed 42671716

HIFITraiter le cancer de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité, en première intention ou après échec de la radiothérapie.forfait innovationPubliée · European Urology 2025Évaluation nationaleForfait innovation

Inscrite au forfait innovation, un dispositif national qui permet de financer une technique prometteuse tout en l’évaluant. C’est la plus grosse contribution du service à un travail sur la prostate. Les résultats, publiés dans European Urology en 2025, comparent le traitement par ultrasons focalisés à la prostatectomie totale.

Publication Ploussard G, Coloby P, Chevallier T, et al. « Whole-gland or Subtotal High-intensity Focused Ultrasound Versus Radical Prostatectomy: The Prospective, Noninferiority, Nonrandomized HIFI Trial », European Urology, 2025 ; 87(5) : 526-533. PubMed 39632125

FOCALENe traiter que le lobe atteint, et laisser le reste de la prostate intacte.à partir de 2019Essai thérapeutique · phase 2

Traitement par ultrasons focalisés chez des patients dont le cancer de risque intermédiaire n’atteint qu’un seul lobe. Le service a inclus une fois et demie l’objectif qui lui était fixé.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

HIFUSAPour un cancer peu évolutif, vaut-il mieux traiter par ultrasons focalisés ou simplement surveiller ?à partir de 2019Essai thérapeutique · phase 3

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

PROTEUSEncadrer la chirurgie d’un traitement hormonal, avant et après, pour les cancers à haut risque de rechute.à partir de 2019Publiée · The New England Journal of Medicine 2026Essai thérapeutique · phase 3

Apalutamide contre placebo, en double aveugle, chez des patients candidats à une prostatectomie totale pour un cancer localisé ou localement avancé à haut risque. Le service a inclus quatre fois son objectif. Les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine en 2026.

Publication Taplin ME, Gleave M, Shore ND, et al. « Perioperative Apalutamide in High-Risk Localized Prostate Cancer », The New England Journal of Medicine, 2026 ; 395(6) : 546-560. PubMed 42223077

AFU-GETUG 20Après l’ablation de la prostate, deux ans de traitement hormonal protègent-ils de la rechute chez les patients les plus à risque ?années 2010Essai thérapeutique · phase 3Essai académique français

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

AFU-GETUG 23Ajouter une chimiothérapie à l’association radiothérapie et hormonothérapie, pour les cancers localisés à haut risque de rechute.à partir de 2015Essai thérapeutique · phase 34 bras de traitement

Essai à quatre bras, croisant la présence ou non de cabazitaxel et l’étendue de la radiothérapie, prostatique seule ou pelvienne.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

SPARTANRetarder l’apparition des métastases chez les hommes dont le cancer résiste à l’hormonothérapie mais ne s’est pas encore propagé.années 2010Publiée · The New England Journal of Medicine 2018Essai thérapeutique · phase 3A changé la pratique

Apalutamide, alors appelé ARN-509, contre placebo. Publié dans le New England Journal of Medicine en 2018, cet essai a fait entrer une nouvelle classe de traitements dans une situation où l’on n’avait rien à proposer. Le bénéfice sur la survie globale a été confirmé trois ans plus tard.

Publication Smith MR, Saad F, Chowdhury S, et al. « Apalutamide Treatment and Metastasis-free Survival in Prostate Cancer », The New England Journal of Medicine, 2018 ; 378(15) : 1408-1418. PubMed 29420164

Suivi publié séparément Smith MR, et al. « Apalutamide and Overall Survival in Prostate Cancer », European Urology, 2021 ; 79(1) : 150-158. PubMed 32907777

ARCHESRenforcer d’emblée le traitement hormonal des cancers métastatiques encore sensibles aux hormones.à partir de 2017Publiée · Journal of Clinical Oncology 2019Essai thérapeutique · phase 3

Enzalutamide ajouté à la suppression androgénique. Le bénéfice sur la survie globale a été publié en 2022.

Publication Armstrong AJ, Szmulewitz RZ, Petrylak DP, et al. « ARCHES: A Randomized, Phase III Study of Androgen Deprivation Therapy With Enzalutamide or Placebo in Men With Metastatic Hormone-Sensitive Prostate Cancer », Journal of Clinical Oncology, 2019 ; 37(32) : 2974-2986. PubMed 31329516

Suivi publié séparément Armstrong AJ, et al. « Improved Survival With Enzalutamide in Patients With Metastatic Hormone-Sensitive Prostate Cancer », Journal of Clinical Oncology, 2022 ; 40(15) : 1616-1622. PubMed 35420921

PRONOUNCEParmi deux façons de bloquer les hormones, laquelle est la plus sûre pour le cœur des patients déjà cardiaques ?à partir de 2018Publiée · Circulation 2021Essai de sécurité · randomisé

Dégarélix, antagoniste du récepteur de la GnRH, contre leuproréline, agoniste. Le critère jugé n’était pas le cancer mais les accidents cardiovasculaires majeurs — une question de tolérance à long terme, trop rarement posée. Résultats publiés dans Circulation en 2021.

Publication Lopes RD, Higano CS, Slovin SF, et al. « Cardiovascular Safety of Degarelix Versus Leuprolide in Patients With Prostate Cancer: The Primary Results of the PRONOUNCE Randomized Trial », Circulation, 2021 ; 144(16) : 1295-1307. PubMed 34459214

PRISMECe que l’hormonothérapie change à la vie quotidienne des hommes de plus de soixante ans.à partir de 2018Qualité de vie

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

UROPET et PROSTAPETComparer deux traceurs de TEP-scanner pour repérer le cancer de la prostate avant l’intervention.2018 – 2020Imagerie · exploratoireMonocentriques

Deux études conduites au CHU de Bordeaux, comparant la TEP au 68Ga-RM2 à la TEP au 68Ga-PSMA chez des patients candidats à une prostatectomie totale. Le PSMA est depuis devenu le traceur de référence.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

VIOLETTETraiter la zone malade par micro-ondes, guidées par une reconstruction en trois dimensions de la prostate.à partir de 2021Publiée · BJU International 2026Traitement focalÉtude multicentrique

Ablation ciblée par micro-ondes de la lésion index, chez des patients porteurs d’un cancer de la prostate localisé. Les premiers résultats ont été publiés en 2024, l’analyse complète de l’étude multicentrique en 2026.

Publication Delongchamps NB, Peltier A, Potiron E, et al. « Targeted microwave ablation of localised prostate cancer (VIOLETTE trial): a prospective multicentre study », BJU International, 2026 ; 137(6) : 1032-1039. PubMed 41810596

Premiers résultats Delongchamps NB, Peltier A, Potiron E, et al. « Targeted microwave ablation of localised prostate cancer: Initial results of VIOLETTE trial », BJUI Compass, 2024 ; 5(12) : 1307-1313. PubMed 39744070

CHANGEUne intelligence artificielle lit-elle l’IRM de prostate aussi bien qu’un radiologue ?à partir de 2022Diagnostic · intelligence artificielleMulticentrique

Comparaison prospective du score PI-RADS, établi par le radiologue, et d’un logiciel d’intelligence artificielle, pour la détection des cancers significatifs.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

Hypertrophie bénigne de la prostate — 3 études

L’adénome de prostate est la maladie urologique la plus fréquente. Ces travaux cherchent tous la même chose : soulager sans opérer lourdement, et sans altérer la sexualité.

PARTEMBoucher les artères qui nourrissent la prostate plutôt que d’en retirer une partie.2016 – 2020Publiée · The Lancet Regional Health – Europe 2023Essai thérapeutique · randomiséEssai académique français

Embolisation des artères prostatiques comparée au traitement médical. Le service a inclus près du double de son objectif. Résultats publiés dans The Lancet Regional Health – Europe en 2023.

Publication Sapoval M, Thiounn N, Descazeaud A, et al. « Prostatic artery embolisation versus medical treatment in patients with benign prostatic hyperplasia (PARTEM): a randomised, multicentre, open-label, phase 3, superiority trial », The Lancet Regional Health – Europe, 2023 ; 31 : 100672. PubMed 37415648

PROTOXUne injection de toxine botulique dans la prostate peut-elle soulager les troubles urinaires de l’adénome ?jusqu’en 2013PHRC nationalEssai randomisé

Programme hospitalier de recherche clinique national, chez des hommes de 50 à 85 ans gênés par un adénome. Les inclusions se sont achevées en octobre 2013.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

MT-06 — iTindPoser quelques jours un petit dispositif qui écarte la prostate de l’intérieur, puis le retirer.à partir de 2020Dispositif médical

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

Incontinence urinaire et troubles fonctionnels — 5 études

Un domaine où le service a surtout contribué à évaluer des dispositifs implantés, y compris leur sécurité à long terme.

VIGI-MESHSuivre, patiente par patiente, ce que deviennent les prothèses posées pour une incontinence ou un prolapsus.à partir de 2020Publiée · BJOG 2022Observatoire de matériovigilanceRegistre national

Mis en place après les interrogations sur la sécurité des implants de renfort. C’est le type de travail qui ne fait pas de découverte, mais qui protège les patientes. Deux publications en sont issues : l’une sur la chirurgie du prolapsus, l’autre sur les bandelettes sous-urétrales.

Publication Fritel X, de Tayrac R, de Keizer J, et al. « Serious complications and recurrences after pelvic organ prolapse surgery for 2309 women in the VIGI-MESH registry », BJOG, 2022 ; 129(4) : 656-663. PubMed 34541781

Deuxième publication Armengaud C, Fauconnier A, Drioueche H, et al. « Serious complications and recurrences after retropubic vs transobturator midurethral sling procedures for 2682 patients in the VIGI-MESH register », American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2024 ; 230(4) : 428.e1-428.e13. PubMed 38008151

ALTISSuivre pendant trois ans les femmes opérées d’une incontinence d’effort par bandelette à incision unique.à partir de 2016Étude prospective multicentrique

Le service a inclus plus du double de son objectif.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

SOUNDSStimuler un nerf du bassin pour calmer une vessie qui ne répond à aucun traitement.années 2010Publiée · European Urology Focus 2023Neuromodulation sacréeÉtude française multicentrique

Étude observationnelle prospective française du système InterStim dans l’hyperactivité vésicale réfractaire. Les résultats à cinq ans ont été publiés dans European Urology Focus en 2023.

Publication Chartier-Kastler E, Le Normand L, Ruffion A, et al. « Five-year Results from the Prospective, Multicenter, Observational SOUNDS Study of Patients with Overactive Bladder Treated with the InterStim System for Sacral Neuromodulation », European Urology Focus, 2023 ; 9(5) : 765-772. PubMed 37019729

SU-ACTDeux façons de traiter une incontinence sévère chez la femme : deux petits ballons, ou un sphincter artificiel.2016 – 2019Essai comparatif randomisé

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

VENUSUn registre national des sphincters urinaires artificiels posés chez la femme.à partir de 2021Protocole publié · The French Journal of Urology 2026Registre prospectifRegistre national

Registre prospectif des patientes opérées d’un sphincter urinaire artificiel pour une insuffisance sphinctérienne. Le protocole de l’étude a été publié ; les résultats sont attendus.

Publication Vinckier MH, Peyronnet B, Chartier-Kastler E, et al. « Prospective registry for patients undergoing artificial urinary sphincter surgery for female stress urinary incontinence due to intrinsic sphincter deficiency: Study protocol », The French Journal of Urology, 2026 ; 103140. PubMed 42263911

Sondes et infections — 1 étude

ABLAJFaut-il vraiment analyser les urines avant de retirer une sonde JJ, ou est-ce un examen que l’on peut s’épargner ?à partir de 2021Essai de non-inférioritéPortée par le CHU de Tours

Une étude de « désescalade » : elle cherche à supprimer un examen devenu routinier, s’il s’avère inutile. 2 200 patients attendus sur 16 centres.

Pas de publication de résultats identifiée à ce jour dans les bases bibliographiques publiques. Certaines études ne donnent pas lieu à une publication propre, et d’autres sont encore en cours d’analyse.

Merci aux patients qui ont accepté

Aucune de ces études n’aurait existé sans les personnes qui ont accepté d’y entrer, souvent au moment le plus difficile de leur maladie, et sans bénéfice assuré pour elles-mêmes. Ce que l’on sait aujourd’hui, et qui sert aux patients d’aujourd’hui, vient de là.

Participer à une recherche est toujours un choix libre : le consentement peut être retiré à tout moment, sans aucune conséquence sur la prise en charge.

Les publications de l’équipe, médecin par médecin