La vasectomie est une méthode de contraception masculine définitive. Elle ne modifie habituellement ni le désir, ni les érections, ni l’orgasme et n’entraîne qu’une modification imperceptible du volume de l’éjaculation.

La vasectomie consiste à interrompre les deux canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes depuis les testicules jusqu’au liquide séminal.

Les testicules continuent à produire de la testostérone et des spermatozoïdes. Ces derniers ne peuvent simplement plus rejoindre le liquide éjaculé et sont naturellement éliminés par l’organisme.

Quelles sont les conséquences sur la sexualité ?

La vasectomie n’a pas de conséquence négative démontrée sur :

  • le désir sexuel ;
  • les érections ;
  • les sensations ;
  • l’orgasme ;
  • l’éjaculation.

Les spermatozoïdes ne représentent qu’une faible partie du volume du sperme. L’aspect et la quantité de liquide éjaculé sont donc pratiquement inchangés.

La vasectomie est-elle réversible ?

La vasectomie doit être considérée comme une contraception permanente. Une opération de reperméabilisation des canaux est parfois possible, mais son résultat est incertain et ne garantit pas l’obtention d’une grossesse.

Une conservation de sperme peut être discutée avant l’intervention en cas de doute sur un éventuel désir d’enfant ultérieur.

Quelles sont les étapes en France ?

La vasectomie peut être demandée par tout homme majeur, sans condition de nombre d’enfants ni de statut marital.

Après une première consultation d’information, la loi impose un délai de réflexion de quatre mois. Le patient confirme ensuite sa demande par écrit avant l’intervention.

L’opération est généralement réalisée en ambulatoire, le plus souvent sous anesthésie locale.

L’efficacité est-elle immédiate ?

Non. Des spermatozoïdes peuvent rester présents dans les voies génitales pendant plusieurs semaines. Une autre contraception doit être poursuivie jusqu’à confirmation de l’efficacité de la vasectomie.

L’Association française d’urologie recommande un spermogramme environ trois mois après l’intervention et après au moins trente éjaculations.

Existe-t-il des risques ?

Des douleurs, un hématome ou une infection peuvent survenir après l’intervention, mais ces complications sont généralement peu fréquentes. Des douleurs scrotales prolongées ayant un véritable retentissement sur la qualité de vie concernent environ 1 à 2 % des patients.

Enfin, la vasectomie ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles.