Chaque année, nous faisons le bilan de l’activité du service d’urologie, d’andrologie et de transplantation rénale du CHU de Bordeaux. En 2025, le service a pris en charge davantage de patients qu’en 2024. Depuis 2019, la part de la chirurgie ambulatoire a progressé et la durée moyenne de passage dans les unités du service avec nuitée a diminué.

Une activité en augmentation
En 2025, le service a enregistré 5 373 séjours, soit une augmentation de 9,1 % en un an et de 32,9 % depuis 2019. Ces séjours concernent 3 525 patients adultes et comprennent 3 566 séjours chirurgicaux. Les patients pris en charge sont adressés par des médecins de Bordeaux, de Nouvelle-Aquitaine et d’autres régions.
Près d’une intervention chirurgicale sur deux sans nuit à l’hôpital
C’est la transformation la plus visible pour nos patients : aujourd’hui, près d’une intervention chirurgicale sur deux se fait en ambulatoire — vous arrivez le matin, vous êtes opéré, et vous rentrez dormir chez vous le soir même. Le taux de chirurgie ambulatoire est de 48,33 % en 2025, contre 36,68 % en 2019. Il était de 49,27 % en 2024.
Des séjours plus nombreux
Séjours, année complète
Le virage ambulatoire
Part des interventions réalisées en ambulatoire
Cette évolution repose sur le recours à des techniques chirurgicales moins invasives (chirurgie laser, cœlioscopie et chirurgie robot-assistée), sur les protocoles de récupération améliorée après chirurgie et sur l’organisation de l’équipe. Certaines interventions, notamment la chirurgie laser de la prostate, la néphrectomie partielle et la prostatectomie totale, peuvent être réalisées en ambulatoire chez des patients sélectionnés, lorsque la situation médicale et les conditions de retour à domicile le permettent.

Des séjours plus courts
Pour les séjours avec au moins une nuitée, la durée moyenne de passage dans les unités du service était de 2,45 jours en 2025, contre 3,13 jours en 2019, soit une diminution de 21,7 %. Cette mesure porte sur le temps passé dans le service, et non sur l’ensemble du séjour au CHU lorsqu’il comprend un passage dans d’autres unités. Cette durée est adaptée à chaque patient selon l’intervention réalisée, son état de santé et les conditions de retour à domicile. La sortie est décidée sur des critères médicaux précis.

Et demain ?
Nous poursuivons dans cette direction : développer la chirurgie ambulatoire et l’hôpital de jour lorsque la situation le permet, proposer, lorsqu’elles sont médicalement adaptées, des techniques visant à préserver les organes et la qualité de vie, et évaluer régulièrement les résultats des prises en charge.

