Tumeurs de la vessie

Les tumeurs de la vessie sont favorisées par le tabagisme et l’exposition à des facteurs professionnels ou environnementaux (arsenic, pesticides, cancérogènes industriels).

  • Elles s’observent plus fréquemment après 50 ans.
  • Elles peuvent être enlevées par les voies naturelles (résection endoscopique) ou nécessiter une intervention chirurgicale plus lourde (cystectomie).

tv2L’analyse des au laboratoire des tumeurs de vessie enlevées par les voies naturelles permet de juger de leur agressivité et de distinguer les formes superficielles (n’atteignant pas le muscle vésical) des tumeurs infiltrantes.

 

On enregistre 10 700 nouveaux cas par an.

L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans.

Signes d’alerte

Les tumeurs de vessie peuvent conduire à des signes urinaires

  • présence de sang dans les urines (hématurie macroscopique),
  • signes d’irritation vésicale (urgences, fréquence trop importante des mictions, infection urinaire).

Si vous avez ce type de symptômes, une visite chez votre médecin s’impose.

Diagnostic

Les premiers examens peuvent comporter

  • une analyse d’urine à la recherche de germes (ECBU),
  • une analyse d’urine à la recherche de cellules anormales (cytologie urinaire ou examen anatomopathologique du sédiment urinaire),
  • une échographie de l’appareil urinaire,
  • une fibroscopie vésicale.

Traitement

Environ 70 % des tumeurs de la vessie ne dépassent pas les couches les plus superficielles de la paroi vésicale : elles respectent la couche musculaire.

  • Ces tumeurs sont traitées en première intention par les voies naturelles (résection endoscopique).
  • Dans certains cas, l’urologue peut décider de réaliser une instillation de chimiothérapie (mitomycine C) dans la vessie immédiatement après la résection.
  • Des instillations d’agents pharmacologiques (bacilles de Calmette et Guérin atténués (BCG) ou mitomycine C) peuvent être prescrites et débutées quelques semaines après la résection.

Une fois ce traitement effectué, une surveillance stricte doit être organisée par cystoscopie régulières et par des cytologies urinaires.

  • Parfois de nouvelles instillations peuvent être décidées au cours du suivi.

Dans des formes plus évoluées, l’ablation de la vessie peut être nécessaire (cystectomie). C’est souvent le cas lorsque la tumeur atteint les couches profondes de la paroi vésicale (muscle).

Surveillance

La surveillance passe par la fibroscopie vésicale régulière et systématique (même en l’absence de signes).

  • Elle peut être associée à la cytologie urinaire.

Pronostic

Le pronostic des tumeurs de la vessie est lié à l’agressivité de la tumeur (grade) et à la profondeur d’infiltration de la paroi vésicale (stade).

La survie est excellente pour les tumeurs n’envahissant pas le muscle (supérieure à 90 % à 5 ans).

  • Une tumeur peu agressive au diagnostic peut le devenir ultérieurement (progression). C’est la raison pour laquelle un suivi attentif est habituellement nécessaire après une résection endoscopique de tumeur de la vessie.

Cet article est inspiré des fiches d’information de l’Association Française d’Urologie consultables sur Urofrance.org

One thought on “Tumeurs de la vessie

  1. […] résections endoscopiques de tumeur de vessie ont été réalisées. 52 patients ont été opérés d’une cystectomie (ablation de la vessie) […]

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