Traitement focal du cancer de la prostate

Les enjeux

  • Le cancer de prostate est le 1er cancer de l’homme.
  • Son diagnostic est de plus en plus souvent réalisé précocément à la suite d’un dosage de PSA à un stade très précoce où seule une petite partie de la prostate est touchée.

De manière à limiter les risques d’incontinence urinaire et d’impuissance qui peuvent survenir en cas de traitement radical (prostatectomie et/ou radiothérapie), il existe une possibilité de réaliser un traitement focal par les ultrasons (HIFU-Ablatherm®) dont le but est de ne traiter que la partie touchée par la tumeur.

 Comment fonctionne le traitement par Ablatherm® ?

  • L’HIFU (High Intensity Focused Ultrasound) est une technique qui détruit les cellules cancéreuses par des ultrasons de haute énergie délivrant une chaleur élevée (80°C) à leur point d’application.
  • Le traitement de certains cancers de prostate par ABLATHERM®, technique française disponible au CHU de Bordeaux, est utilisé depuis plus de 20 ans.
  • Avec le développement des nouvelles technologies et en particulier de l’IRM, les urologues peuvent aujourd’hui proposer sur des cas sélectionnés un traitement focal limité à une partie de la glande seulement avec le nouvel ABLATHERM FOCAL ONE®.

HIFU_FOCAL_ONE

HIFU_FOCAL_ONE_1Comment savoir si vous êtes candidat à ce type de traitement ?

  • Ce traitement ne peut pas s’appliquer à toutes les situations de cancer de prostate.
  • Pour décider de manière pertinente d’un traitement focal, il est crucial de disposer d’un bilan très précis qui comporte notamment une imagerie (IRM) réalisée par une équipe entraînée et dont les conclusions vont dans le même sens que la biopsie.
  • Le traitement doit être réalisé par un chirurgien urologue en collaboration étroite avec le médecin radiologue. Le suivi doit être rigoureux en particulier pour trouver un traitement supplémentaire si le traitement focal n’a pas suffi.
  • Une consultation urologique approfondie avec ré-évaluation très précise est donc nécessaire pour prendre la bonne décision.

Au CHU, cette modalité de prise en charge n’entraîne aucun surcoût pour le patient.