Pelvi-périnéologie (Urologie de la femme)

Beaucoup de personnes pensent que la clientèle des urologues est exclusivement masculine, et pourtant… la femme est également concernée !

  • La pathologie fonctionnelle au niveau de son bas appareil urinaire est fréquente.
  • C’est l’urologue qui est en première ligne pour en faire l’analyse et proposer des solutions.

C’est l’incontinence urinaire qui représente le motif de consultation le plus habituel.

  • Elle concerne 15 à 20 % de la population soit plus de 3 millions de personnes.
  • Elle augmente avec l’âge.
  • La grossesse et l’accouchement représente les principaux facteurs de risque ; le tabac, l’obésité, certains exercices physiques, sont également impliqués.

Les tabous sont tombés, et l’altération de la qualité de vie qui en résulte incite les femmes à consulter.

C’est une pathologie complexe d’origine souvent multi-factorielle dont le traitement n’est pas univoque.

  • Elle nécessite une analyse rigoureuse basée sur une bonne connaissance des mécanismes anatomiques, histologiques et neurologiques qui président à l’équilibre mictionnel.

irm-prolapsus-incontinenceL’incontinence s’associe fréquemment à des troubles de la statique pelvienne (éléments de prolapsus) qui relèvent des mêmes causes qu’il s’agisse de cystocèle (prolapsus de la vessie), d’hystérocèle (prolapsus de l’utérus) ou de rectocèle (prolapsus du rectum).

reunion-pluridisciplinaire-pelvi-perineologie-incontinence-prolapsusLa prise en charge de ces différents aspects dans leur globalité est bien sûr nécessaire et peut nécessiter des discussions avec les autres acteurs de cette pathologie du périnée de la femme que sont les gynécologues et les gastro-entérologues.

  • Ces échanges sont structurés au cours de Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP) de Pelvi-Périnéologie.

D’autres pathologies de la femme concernent uniquement l’urologue :

  • la cystite interstitielle responsable de troubles mictionnels et de douleurs invalidantes. Le diagnostic en est toujours difficile et les traitements complexes et aléatoires dans leurs résultats.
  • les échecs d’une première, voire d’une deuxième ligne de traitement pour incontinence urinaire. Ces situations de recours redoutablement complexes doivent être abordées avec beaucoup d’humilité et peuvent déboucher sur l’implantation de Sphincter Urinaire Artificiel, spécificité urologique. C’est dire combien la prise en charge initiale de ces patientes engage l’avenir et qu’elle doit être la meilleure possible.